Cyril

 

 

 Il est incontestable que notre passé

continue à définir notre existence .

 Certaines données sont immuables

 et continuent à peser

sur nous quoi qu'il arrive -

 il est horriblement difficile de s'en libérer

............;

A quel moment le passé cesse-t-il d’être
 un théâtre d’ombres et de spectres ?
 Quand nous sommes capables
de vivre avec lui.

 ............

 

Et surtout , cette conscience de la fuite du temps ,

 de notre impuissance devant elle

et de l'imminence de ce fondu au noir

qui vient conclure toute histoire personnelle :

la mort . 

Douglas Kennedy 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • : 24/02/2006

Coup de coeur

 

 

Quand il est aussi pur le désir est une ivresse

qui parait ne jamais pouvoir finir

 

Douglas Kennedy

 

  

   

La vie est quelque chose de très malléable et flexible.

 Au fond, c’est nous même qui choisissons

nos limites et nos horizons

Douglas KENNEDY

 

 

 

 

 

merite la visite

Texte Libre

 

 

toile decorative zen laquee - orchidee - 30x30cm 

 

Il ne faut jamais sous-estimer
l'influence du hasard sur l'existence
 de tout être.
Douglas KENNEDY

 

 

Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 18:38



«Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.»

«Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
» 

"Il n'y avait pas de fin à la liberté, elle était vaste comme l'étendue de la terre, belle et cruelle comme la lumière, douce comme les yeux de l'eau"

 extrait de “L'inconnu sur la terre”  :

“Je voudrais vous parler, longtemps, avec des mots qui ne seraient pas seulement des mots, mais qui conduiraient jusqu'au ciel, jusqu'à l'espace, jusqu'à la mer. J'entends ce langage, cette musique, ils ne sont pas étrangers, ils vibrent autour, ils brillent autour, sur les rochers et sur la mer, ils brillent au centre des villes, même dans les yeux des passants.
Comment parler? Les mots de cette musique viennent d'un pays où le langage n'existe pas, où le langage est scellé, enfermé en lui-même, est devenu comme la lumière, visible seulement de l'extérieur. J'attends le moment, j'attends le moyen. Cela va venir, cela arrive peut-être. Au bord des nuages, comme sur une dune de sable, un petit garçon inconnu est assis et regarde à travers l'espace (...)
Il est assis dans le ciel, comme sur une dune de sable, devant la mer, devant l'espace, et il regarde.Qui est-il? Je ne sais pas encore. Il n'a pas de nom. Il n'est pas encore tout à fait né (...)
Il n'a pas encore de nom. Peut être qu'il n'en aura jamais. Peut-être qu'il est né avec la musique, un jour, la musique libre des mots. C'est un enfant mystérieux, un enfant qui n'appartient à personne (...)

Ecrire seulement sur les choses qu'on aime. Ecrire pour lier ensemble, pour rassembler les morceaux de la beauté, et ensuite recomposer, reconstruire cette beauté. Alors les arbres qui sont dans les mots, les rochers, l'eau, les étincelles de lumière qui sont dans les mots, ils s'allument, ils brillent à nouveau, ils sont purs, ils s'élancent, ils dansent ! On part du feu, et on arrive dans le feu.
Je ressens le désir du réel. Trouver ce qui existe, ce qui entoure, sans cesse dévorer des yeux, reconnaître le monde. Savoir ce qui n'est pas secret, ce qui n'est pas lointain, le savoir non avec son intelligence, mais avec ses sens, avec sa vie.
Je ressens ce désir de réel avec tant de force qu'il me semble parfois que tous les autre désirs s'évanouissent. Je voudrais ouvrir les portes, les fenêtres, abattre les murs, arracher les toits, ôter tout ce qui me sépare du monde.
Je voudrais vivre dans un endroit tel que je pourrais voir sans cesse la mer, le ciel, les montagnes. J'ai faim et soif de chaleur, de vent, de pluie, de lumière. Les villes des hommes me gênent, les mots de hommes me gênent. Ils font obstacle à mon désir comme s'ils dressaient un écran devant le monde.Je voudrais retrouver les pays où personne ne parle, les pays de bergers et de pêcheurs où tout est silencieux, dans le vent et la lumière. »

extrait de "désert"

C'est un endroit où il n'y a personne, personne. Il n'y a que l'homme bleu du désert qui la regarde continuellement, sans lui parler. Lalla ne sait pas bien ce qu'il veut, ce qu'il deman­de. Elle a besoin de lui, et il vient en silence, avec son regard plein de puissance. Elle est heureuse quand elle est sur le pla­teau de pierres, dans la lumière du regard. Elle sait qu'elle ne doit pas en parler, à personne, pas même à Aamma, parce que c'est un secret, la chose la plus importante qui lui soit arrivée. C'est un secret aussi parce qu'elle est la seule qui n'ait pas peur de venir souvent sur le plateau de pierres, mal­gré le silence et le vide du vent. Seul, peut-être, le berger chleuh, celui qu'on appelle le Hartani, vient lui aussi quel­quefois sur le plateau, mais c'est quand une des chèvres du troupeau s'est égarée en courant le long des ravins. Lui non plus n'a pas peur des signes sur les pierres, mais Lalla n'a jamais osé lui parler de son secret.

C'est le nom qu'elle donne à l'homme qui apparaît quelque­fois sur le plateau de pierre. Es Ser, le Secret, parce que nul ne doit savoir son nom.

Il ne parle pas. C'est-à-dire, qu'il ne parle pas le même lan­gage que les hommes. Mais Lalla entend sa voix à l'intérieur de ses oreilles, et il dit avec son langage des choses très belles qui troublent l'intérieur de son corps, qui la font frissonner. Peut-être qu'il parle avec le bruit léger du vent qui vient du fond de l'espace, ou bien avec le silence entre chaque souffle du vent. Peut-être qu'il parle avec les mots de la lumière, avec les mots qui explosent en gerbes d'étincelles sur les lames des pierres, les mots du sable, les mots des cailloux qui s'effritent en poudre dure, et aussi lés mots des scorpions et des serpents qui laissent leurs traces légères dans la poussiè­re. Il sait parler avec tous ces mots-là, et son regard bondit d'une pierre à l'autre, vif comme un animal, va d'un seul mouvement jusqu'à l'horizon, monte droit dans le ciel, plane plus haut que les oiseaux.

Lalla aime venir ici, sur le plateau de pierre blanche, pour entendre ces paroles secrètes. Elle ne connaît pas celui qu'el­le appelle Es Ser, elle ne sait pas qui il est, ni d'où il vient, mais elle aime le rencontrer dans ce lieu, parce qu'il porte avec lui, dans son regard et dans son langage, la chaleur des pays de dunes et de sable, du Sud, des terres sans arbres et sans eau.

Même quand Es Ser ne vient pas, c'est comme si elle pou­vait voir avec son regard. C'est difficile à comprendre, parce que c'est un peu comme dans un rêve, comme si Lalla n'était plus tout à fait elle-même, comme si elle était entrée dans le monde qui est de l'autre côté du regard de l'homme bleu.

Alors apparaissent les choses belles et mystérieuses. Des choses qu'elle n'a jamais vues ailleurs, qui la troublent et l'inquiètent. Elle voit l'étendue de sable couleur d'or et de soufre, immense, pareille à la mer, aux grandes vagues immobiles. Sur cette étendue de sable, il n'y a personne, pas un arbre, pas une herbe, rien que les ombres des dunes qui s'allongent, qui se touchent, qui font des lacs au crépuscule. Ici, tout est semblable, et c'est comme si elle était à la fois ici, puis plus loin, là où son regard se pose au hasard, puis ail­leurs encore, tout près de la limite entre la terre et le ciel. Les dunes bougent sous son regard, lentement, écartant leurs doigts de sable. Il y a des ruisseaux d'or qui coulent sur pla­ce, au fond des vallées torrides. Il y a des vaguelettes dures, cuites par la chaleur terrible du soleil, et de grandes plages blanches à la courbe parfaite, immobiles devant la mer de sable rouge. La lumière rutile et ruisselle de toutes parts, la lumière qui naît de tous les côtés à la fois, la lumière de la terre, du ciel et du soleil. Dans le ciel, il n'y a pas de fin. Rien que la brume sèche qui ondoie près de l'horizon, en brisant des reflets, en dansant comme des herbes de lumière - et la poussière ocre et rose qui vibre dans le vent froid, qui monte vers le centre du ciel.

Tout cela est étrange et lointain, et pourtant cela semble familier. Lalla voit devant elle, comme avec les yeux d'un autre, le grand désert où resplendit la lumière. Elle sent sur sa peau le souffle du vent du sud, qui élève les nuées de sable, elle sent sous ses pieds nus le sable brûlant des dunes. Elle sent surtout, au-dessus d'elle, l'immensité du ciel vide, du ciel sans ombre où brille le soleil pur.

Alors, pendant longtemps, elle cesse d'être elle-même ; elle devient quelqu'un d'autre, de lointain, d'oublié. Elle voit d'autres formes, des silhouettes d'enfants, des hommes, des femmes, des chevaux, des chameaux, des troupeaux de chè­vres ; elle voit la forme d'une ville, un palais de pierre et d'ar­gile, des remparts de boue d'où sortent des troupes de guer­riers. Elle voit cela, car ce n'est pas un rêve, mais le souvenir d'une autre mémoire dans laquelle elle est entrée sans le savoir. Elle entend le bruit des voix des hommes, les chants des femmes, la musique, et peut-être qu'elle danse elle-même, en tournant sur elle-même, en frappant la terre avec le bout de ses pieds nus et ses talons, en faisant résonner les brace­lets de cuivre et les lourds colliers.

Puis, d'un seul coup, comme dans un souffle de vent, tout cela s'en va. C'est simplement le regard d'Es Ser qui la quit­te, qui se détourne du plateau de pierre blanche. Alors Lalla retrouve son propre regard, elle ressent à nouveau son cœur, ses poumons, sa peau. Elle perçoit chaque détail, chaque pierre, chaque cassure, chaque dessin minuscule dans la poussière.

Elle retourne en arrière. Elle redescend vers le lit du tor­rent asséché, en faisant attention aux pierres coupantes et aux buissons d'épines. Quand elle arrive en bas, elle est très fatiguée, par toute cette lumière, par le vide du vent qui ne cesse jamais. Lentement, elle marche sur les chemins de sable jusqu'à la Cité, où les ombres des hommes et des fem­mes bougent encore. Elle va jusqu'à l'eau de la fontaine, et elle baigne son visage et ses mains, à genoux par terre, comme si elle revenait d'un long voyage.


Jmg  Le Clézio



Comme je te comprends toi citoyen du monde qui préfère encore regarder l'avenir dans le regard des hommes que dans les journaux ou les écrans TV. Je te dis tout simplement Félicitations continue de nous faire voyager au plus profond de nos pensées.

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CHEMIN DE VIE

 Orchidée dans un bol Reproduction d'art

   

  

La vie est ainsi :

 des réserves de malheur inépuisables

 et des mines de félicité

qu’il suffit d’explorer !

 

Douglas KENNEDY

 

 

  

Images aléatoires

  • 100-1619.jpg

ls ont dit :

 

 

 

 

On ne saisit l’importance d’un évènement,
 son influence durable sur notre personnalité
que bien après qu’il a rejoint
 la sphère de la mémoire.

 

Douglas KENNEDY 

 

 

 

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C'est le grand espoir que l'amour porte en lui :

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 Peut-on vraiment échapper à l'instant ?

 


Douglas KENNEDY

 

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